Les mariés de Provence

Publié le par MissBride

   Petit tour des Us et coutumes régionales... Et commençons par la maison : La Provence, ses pins, son soleil et sa lavande... ;-)

 

Ici, la tradition voulait que l’on ne se marie pas durant les mois de mai, juillet, septembre et novembre. Et on ne se mariait pas non plus pendant le Carême, ni même pendant la période de l’Avent.

On privilégiait, les mardis, le jeudis et samedis. Mais attention, car on ne célébrait pas d’union les lundi et vendredi.
Se marier dans ces périodes là revenait à proclamer l'échec des noces !

 

                            

Et si vous vous dites que niveau superstitions ça y va fort, attendez la suite :

 

Au cours de la cérémonie religieuse, au moment de s’agenouiller, si le jeune marié arrivait à poser le genoux sur la robe de sa future femme, c’est lui qui aurait alors autorité dans le futur couple.
Mais en revanche, si la jeune fille n’entendait pas être dominée,
elle devait plier le doigt quand le garçon lui passait la bague.
 

                       De même, sachez que le chiffre neuf avait une signification maléfique, "Lou Noù porto doù" à traduire : « Le neuf porte deuil ». On ne se mariait donc pas les 9, 19 et 29 du mois.


Et pour éloigner le mauvais sort, on mettait du sel dans la poche du costume du Marié et dans les chaussures de la Mariée.

 

Point de vue cérémonie, il faut savoir que jusqu’en 1914, le costume de la mariée Arlésienne était le plus souvent noir. Quant à l’époux, il portait un costume noir lui aussi.
Et en parlant de robe, celle-ci ne devait pas entrer dans la maison avant le matin de la cérémonie. Toujours sous peine de porter malheur aux époux !


                                         

 
A l’église, lors de la bénédiction par le prêtre, deux jeunes filles tenaient un voile au-dessus de la tête de la mariée.
Ce rite fait référence à l’Ancien Testament, où il est dit "Toute femme qui prie ou prophétise la tête découverte fait affront à son chef".


A la
sortie de l’église les mariés devaient passer sous un arceau fleuri en se donnant le bras. Le mari remettait à sa femme, la clé de la demeure qu’elle devait accrocher à sa ceinture.
Une coupe de blé était alors remise à la jeune mariée qui devait jeter le contenu sur les parents de son époux afin d’indiquer son intention d’apporter la prospérité dans sa nouvelle famille.

Les jeunes mariés devaient, ensuite, sauter une barre fleurie, ou ruban, symbole de leur passage dans une nouvelle vie.

"Cette barre vous invite à la sauter, joyeux, unis, vous en trouverez tant dans la vie, courage, amour, union et vive l’avenir"

                                   


Pour terminer, le repas.
Ce dernier avait une très grande importance, et pouvait durer du début de l’après-midi jusqu’à l’aube. Bien sur, des danses et autres animations distrayaient les invités pendant qu’ils dégustaient les mets.

La tradition ne s’arrêtait pas à l’arrivée des assiettes puisqu’au cours du repas les jeunes époux devaient manger la soupe dans la même écuelle.
Puis on remettait à la mariée trois petits pains.
Elle en donnait deux à sa famille et un à ses amis signifiant ainsi qu’elle se devait d’être économe et de nourrir d’abord sa famille sans cependant ignorer ses amis.


Provencalement vôtre,
B.

Publié dans Coutumes & Traditions

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